Etes Vous Maçon?

“Êtes-vous Maçon? – ou – “Es-tu maçon?”

Réponse “Mes Frères me reconnaissant comme tel.”

A mon sens, il s’agit là d’une réponse ambiguë. En effet, et pourquoi ? – Un exemple : j’ai chez moi une panne d’électricité. Je m’adresse à un électricien professionnel en vue de la réparation qui s’impose. Ne le connaissant peut-être pas personnellement, je lui pose la question : “Etes-vous électricien ?” – Il va me répondre “Oui, je le suis” et non pas “Mes collègues me reconnaissent comme tel”, ce qui impliquerait certains doutes non quant à la reconnaissance par ses collègues, mais quant à ses capacités professionnelles. Il s’en irait de même, par exemple pour un boulanger-pâtissier. Etes-vous boulanger – Va-t-il me répondre que ses collègues le reconnaissant comme tel ? Non, je préfère ce que je suis sûr il me répondra: “Oui je le suis”. La réalisation concrète de son travail par les bons petits pains qu’il me cuira est préférable à savoir si ses collègues le reconnaissant comme tel.

Le grand Franc-Maçon Oswald WIRTH a dit avec pertinence “La Franc-Maçonnerie vise à former des Initiés, c’est-à-dire des hommes, dans la plus haute acception du terme. ” – Le Maçon doit donc opérer sur lui-même une transmutation semblable à celle des alchimistes.

Après son initiation, le néophyte est, bien sûr, reconnue comme Apprenti-Maçon par ceux qui sont devenus ses nouveaux Frères. Le Vénérable Maître l’exhorte alors de mériter son état de Franc-Maçon par son assiduité aux travaux de la Loge et par la pratique des vertus maçonniques. Donc, après la “reconnaissance par ses Frères”, il doit commencer à être un véritable Artisan-Maçon, c’est-à-dire à TRAVAILLER, à devenir un vrai professionnel et non seulement à “être reconnu’, tout ceci au cours de son Apprentissage qui souvent peut durer la vie entière, tant il y a constamment quelque chose à apprendre. Au préalable, bien sûr, le langage allégorique de la Franc-Maçonnerie doit être médité avec soin.

Donc, après un Apprentissage effectué avec conviction avec assiduité, avec sérieux, je pense qu’à la question “Etes-vous Maçon ?”, le Frère qui a reçu la Lumière et qui a dûment mûri devrait répondre “OUI, je le suis. ” Car je travaille comme tel avec assiduité, compétence et professionnalisme… et je vais faire le maximum pour vous être utile.

Au départ, le nouvel Apprenti fraîchement initié, à la question “Etes-vous Maçon ?”, pourquoi répondra-t-il par ladite “Reconnaissance” par ses Frères. Parce qu’un Apprenti-Maçon doit se défier de lui-même et craindre de porter un jugement avant d’avoir fait appel aux lumières et au savoir de ses Frères. Mais plus tard, le Maçon doit prendre pleine conscience de son état maçonnique et de ses responsabilités.

Le Franc-Maçon a l’obligation d’accomplir des devoirs. Tout d’abord fuir le vice et pratiquer la vertu en préférant à toutes choses la Justice et la Vérité. Allégoriquement, les Maçons ouvrent leurs travaux à Midi plein et les ferment à Minuit plein, ce qui indique qu’à partir du midi de sa vie, le Maçon pour être utile à ses semblables doit, jusqu’à sa dernière heure, donc minuit, travailler sans relâche au bonheur commun. Il est évident que hors du Temple, cette allégorie se concrétise par son application pratique dans la vie courante, dans le monde profane dans laquelle le Maçon travaille à fond comme tel, et non seulement parce qu’il a été reconnu comme tel par ses Frères.

Dans la vie de tous les jours, beaucoup de personnes s’aident d’agendas ou d’aide-mémoire. Le Maçon en a beaucoup dont l’un des principaux, le TRIANGLE dont les sommets symbolisent principalement les trois piliers SAGESSE, FORCE, BEAUTÉ.

Dans la pratique, ils peuvent tout aussi bien signifier : BIEN PENSER, BIEN DIRE, et surtout BIEN FAIRE.

Je pense utile de compléter la question “Êtes-vous Maçon ” par celle-ci “Qu’est-ce qu’un Maçon”. Beaucoup de définitions peuvent être données. Retenons les essentielles.

C’est avant tout un ancien profane qui une beau jour a éprouvé un besoin intime d”AUTRE CHOSE”. Et c’est précisément dans la Maçonnerie qu’il a trouvé cet “Autre chose”. Un Franc-Maçon est un homme libre et de bonnes moeurs, un homme honorable et dévoué, mais dont la valeur réside surtout dans sa bonne volonté et son sens de la solidarité. Un Franc-Maçon jouit d’une puissance nouvelle qui brise toutes les oppositions lorsqu’elle est au service de la Vérité et qu’elle n’obéit qu’à des motifs honnêtes. L’un des ses buts consiste à améliorer et à perfectionner le monde, mais il ne pourra avant tout contribuer à cet immense travail qu’en faisant le maximum qui lui est possible pour se perfectionner d’abord lui-même. Ses investigations n’ont pas à se porter sur les destinées de l’homme au-delà de ce monde parce que ce serait empiéter sur le domaine de la foi. Il est vrai qu’à côté de cette admirable charpente matérielle qui constitue une partie de notre être, le Grand Architecte de l’Univers a placé un flambeau lumineux destiné à nous diriger, nous éclairer dans notre indépendance et notre liberté.. C’est une conséquence de cette qualité précieuse qu’on appelle raison, intelligence, esprit ou âme, de l’utiliser pour nous rendre compte de notre rôle ici-bas, de nos devoirs dans le milieu social que notre nature nous impose comme une condition nécessaire de notre existence. Le langage d’un Maçon est celui d’une tolérance absolue et d’une fraternité sans forfanterie. Il contribue à l’égalité morale par cette fraternité et la solidarité.

La vie devient de plus en plus une lutte perpétuelle, lutte inégale contre la nature qui dérobe ses secrets, lune contre l’Histoire qui ensevelit ses mystères et ses gloires sous les décombres amoncelés par l’ignorance et l’ingratitude, et même lune contre sa propre pensée dans la recherche inquiète de la Vérité et son ambition de reculer les limites de la connaissance humaine. Le Franc-Maçon doit participer à ces lunes constructives car la Franc-Maçonnerie, c’est aussi la lune et non pas le repos. Encore faudrait-il définir la Vérité, avec son grand V. Au travail mes Frères!

Alors avant de conclure cette petite planche conçue en vrac dans mon for intérieur, rappelons et méditons le magnifique “Code Maçonnique”, à savoir:

  • Honore le Grand Architecte de l’Univers.
  • Aime ton prochain,
  • Ne fais point de mal,
  • Laisse parler les hommes,
  • Le vrai culte du GADLU consiste dans les bonnes moeurs,
  • Fais donc le bien pour l’amour du bien lui-même.
  • Tiens toujours ton âme dans un état pur pour paraître dignement devant le GADLU.
  • Aime les bons, plains les faibles, fuis les méchants, mais de hais personne,
  • Parle sobrement avec les grands, prudemment avec tes égaux, sincèrement
  • Avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres,
  • Si le Grand Architecte te donne un fils, remercie-le, mais tremble sur le dépôt qu’il te confie.
  • Sois pour cet enfant l’image de la divinité.
  • Fais que jusqu’à 10 ans il te craigne, jusqu’à 20 qu’il t’aime, que jusqu’à la mort son ami.
  • Pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières, qu’il te doive
  • Une droiture éclairée et non une frivole élégance,
  • Fias-le honnête homme plutôt qu’habile homme.
  • Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille.
  • Rapporte tout à l’utilité de tes Frères, c’est travailler pour toi-même.
  • Ecoute toujours la voix de ta conscience.
  • Sois le père des pauvres. Chaque soupir que ta dureté leur arrachera, augmentera le nombre des malédictions qui tomberont sur ta tête.
  • Respecte l’étranger voyageur, aide-le, sa personne est sacrée pour toi.
  • Evite les querelles, préviens les insultes.
  • Mets toujours la raison de ton côté.
  • Ne flatte point ton frère, c’est une trahison.
  • Si ton frère te flatte, crains qu’il ne te corrompe.
  • Respecte les femmes, n’abuse jamais de leur faiblesse et meurs plutôt que de les déshonorer.
  • Si tu rougis de ton état, c’est orgueil, songe que ce n’est pas la place qui t’honore ou te dégrade, mais la façon dont tu l’exerces.
  • Sois content partout, de tout et avec tout.
  • Réjouis-toi de la justice.
  • Courrouce-toi contre l’iniquité, souffre sans te plaindre.
  • Ne juge pas légèrement les actions des hommes.
  • Ne blâme point et loue encore moins.
  • C’est au GADLU qui sonde les coeurs à apprécier son ouvrage,

Voilà mes Frères, celui qui applique ce Code toute sa vie est un véritable Franc-Maçon.

Êtes-vous Maçon? – Oui, je le suis

Vén. Maître et vous tous mes très chers Frères, j’ai dit.

Lisbonne, 26 janvier de l’an maçonnique 6005.
Alexis BOTK:., M:.M:.

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